« Y’a bon le racisme ! L’affaire Taubira, les larmes de crocodile et la gestion des flux migratoires », Quartiers libres, 15 novembre 2013

Banania-Ya-bon petit

Y’a pas à dire, depuis que Christine Taubira est la cible d’injures vieilles comme le premier casque colonial de l’A.O.F., on a pu le vérifier : la République est une digue contre le racisme.

On ne laissera rien passer : ni le moindre petit commentaire d’une obscure élue F.N. sans cervelle sur Facebook, ni la une du plus petit torchon nazillon dont tout le monde avait oublié l’existence. Rien. Comme un seul homme, élus et éditocrates l’ont rappelé : il n’y a pas de place dans ce beau pays, berceau des Droits de l’Homme, pour ces idées rétrogrades.

taubiraminute

Tous, jusqu’aux pires badernes de la droite, se sont indignés de l’affront fait à la ministre de la justice. Logiquement, dans ce concert d’indignation, les plus bruyants se trouvent du côté du gouvernement et du P.S., qui semble avoir remis en marche les vieilles sonos de SOS Racisme, histoire, comme à la grande époque, de couvrir les vraies revendications et de cacher la politique menée contre les immigrés derrière une jolie petite main jaune. De faire croire hier que la Marche pour l’égalité de 1983, c’était Harlem Désir et Julien Dray, et aujourd’hui que le racisme c’est les attaques contre Taubira et pas la politique d’expulsion ni la campagne d’opinion contre les indésirables de la République.

Touche pas à mon pote ministre ! Et vire-moi ces SDF parisiens de la Place de la République.

Y’a bon le racisme à la papa ! C’est bien connu, c’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleurs petits déjeuners. Ça permet de faire oublier Manuel Valls et ses remarques à la grand-papa sur les Rroms culturellement incompatibles avec le mode de vie des Français, ou sur le danger que représenteraient les musulmans, qui attendent dans nos campagnes d’égorger nos fils et de voiler nos compagnes.

« La France devient-elle raciste ? » se demandait Le Parisien du 6 novembre. Mais non ma brave dame ! La preuve ? Un gentil député de la République offre avec des trémolos dans la voix un bouquet bleu-blanc-rouge à Mme la ministre outragée pour laver l’insupportable affront fait à la nation tout entière. La guerre menée contre les pauvres et les étrangers, par contre, c’est pas du racisme : c’est juste une manière d’assurer la cohésion nationale…

Source: Quartiers libres

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