« Antiracisme: Les 30 propositions du collectif Egalité des droits », 20minutes.fr, 28 novembre 2013


La marche du 7 décembre se veut l’héritière de celle du 30 novembre mais en plus vindicative…

Faire vivre une «histoire qui n’a pas été apprise à l’école». Les mots de Fernanda Marrucchelli, militante de la Fasti (Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés), résument l’ambition du Collectif égalité des droits/Justice pour tou-t-es. Fondé en juin, ce regroupement de 130 associations organise une marche à Paris le 7 décembre, 30 ans après la marche des Beurs de 1983. «Il faut se battre pour que ce pays ne se referme pas mais continue à s’ouvrir», résume l’un des piliers du collectif, Mohamed Ouaddane du Réseau Mémoires-Histoires en Île-de-France.

Collectifs de Sans-papiers, MRAP, associations féministes, Ligue des droits de l’Homme, Mrap, etc. De nombreux acteurs de terrain se sont joints à l’initiative. Décidée avant celle du 30, la marche du 7 se fait résolument revendicative, surtout pas «abstraite » ou simplement « commémorative». «Nous voulons que notre manif soit une initiative avec des contenus. On marche avec les deux pieds. Dénoncer le racisme ne suffit pas », explique Mehdi Lallaoui, Président de l’association Au Nom de la Mémoire et figure de l’antiracisme en France. «Quand on ne demande rien, on n’obtient rien », moque un militant à propos de l’autre rassemblement du 30 soutenu par des syndicats et des partis.

«Allez demander aux Roms ce qui a changé»

Attentif à la proposition de Mediapart qui essaye de faire un «trait d’union» entre les deux en organisant un rassemblement le 3 décembre, le collectif a présenté jeudi matin 30 propositions pour combattre le racisme et les discriminations au quotidien. L’arrêt du contrôle au faciès, le droit de vote pour les étrangers, le CV anonyme, l’abrogation de la Ceseda, la régularisation de tous les sans-papiers, etc. «La marche a débuté il y a trente ans mais elle continue. Les sans papiers sont actuellement la population la plus discriminée. Nous demandons l’accès à une citoyenneté de résidence», clame Faouzi Dhaouadi de l’Union nationale des sans-papiers.

Ces acteurs de terrain dénoncent des reculs depuis les années 80, notamment avec les catégorisations des cartes de séjour (de travail, de vie privée, etc), pourtant l’un des combats de la marche de 1983. «Les combats d’hier sont encore ceux d’aujourd’hui. Le compte n’y est pas», résume Alima Boumediene-Thierry, ancienne sénatrice qui, comme les autres, ne voit pas ce qui a changé depuis l’arrivée de la gauche à l’Elysée. «A la place d’un discours, on a un autre type de discours. Pour le reste allez demander aux sans papier, aux Roms ce qui a changé. Le matin, Valls expulse, le soir, il va faire des discours avec Christiane Taubira à la Mutualité», ironise Mohamed Kerkache du NPA.

Matthieu Goar

Source: ici

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