Lettres d’ouest – 36 – Le blog des legionnaires officiers, 28 novembre 2013


« La marche des Beurs » surnommée ainsi par les médias est une marche qui s’est déroulée en France du 15 octobre au 3 décembre 1983. Cette marche est imaginée à la suite de rudes affrontements opposant policiers et « jeunes » dans le quartier des Minguettes à Vénissieux dans la banlieue lyonnaise. Rodéos, incendies de voitures, dégradation de tous genres, courses poursuites… Inspirés, un curé, Christian Delorme et un pasteur, Jean Costil proposent aux jeunes une longue marche. Cette action porte deux revendications principales qui exigent: une carte de séjour de dix ans et le droit de vote pour les étrangers.

En fait, trois marches sont organisées mais le mouvement finit par s’affaiblir suite à de sérieuses divergences internes.

Comme par un hasard curieux, au moment où nous entamons les commémorations du centenaire de la guerre 14-18, une fumerolle attire, par médias interposés, notre attention sur un film qui se veut être antiraciste et pour lequel Djamel Debbouze réclame: “une page dans les livres d’histoire”.

Antoine marque son mécontentement tant il est bien vrai qu’il y aurait tant et tant de pages beaucoup plus importantes à apprendre à nos “chères têtes blondes”…

Christian Morisot

Marche ou crève!

Ad nauseam, oui, jusqu’à la nausée on nous ressert la « Marche des beurs » d’il y a trente ans, menée par un curé de gauche qui se protégeait le cou à l’aide d’un keffieh palestinien type Yasser Arafat, c’est tendance chez le contestataire de gauche et plus discret que le T-shirt révolutionnaire Che Guevara. Les télévisions d’état, dites publiques, et en particulier France24, largement diffusée à l’étranger, nous noient sous les bandes annonce du film « La marche », et des interviews mettant en scène les uns et les autres, tous du même bord, car il est important de rester entre soi, à nous redire encore et encore comme la France est raciste, rance, intolérante et recroquevillée.

En 1983, deux ans après son accession aux fonctions de président de la République, François Mitterrand et sa politique (Programme commun), sont mis à mal, le franc est menacé et ils doivent faire accepter par les Français une austérité qu’on niait jusque-là ; c’est le « tournant de la rigueur ». Alors la lutte antiraciste s’est révélée être un formidable écran de fumée qui permettait de ne pas parler des vrais problèmes. On a beau dire que « l’histoire ne repasse jamais les plats », mais on observe aujourd’hui l’application des mêmes recettes pour distraire de questions autrement plus graves. François Hollande a ouvert sa panoplie de magicien reçue le 6 mai 2012 – qu’il nomme sa boîte à outils – et depuis, ne cesse de bricoler lois et règlements d’une urgence tout à fait contestable, pour faire avaler des pilules de plus en plus amères aux braves gens. En large difficulté dans l’opinion publique, s’appuyant sur un gouvernement désuni et dissonant, ses numéros d’illusionniste n’éblouissant que quelques enfants de gauche, il lui fallait trouver séance tenante un nouveau dérivatif. Et le voilà servi par le calendrier – qu’il manipule quand cela l’arrange, voir le début des commémorations du centenaire du début de la guerre de 1914 en… 2013 – puisque cette année commémore le trentième anniversaire de la « Marche des beurs » dont 80% de nos compatriotes n’a aucun souvenir, mais aussi par les habituels intellectuels, tels Djamel Debouze qui sortent un film « La Marche » qui a fait, le jour de sa sortie, 522 entrées… dans 20 salles, c’est dire l’intérêt…

Par hasard, une idiote affiliée au FN, n’avait rien trouvé de mieux que d’attaquer, à l’aide d’un ridicule et déshonorant montage photo capturé sur internet, Christiane Taubira. Elle a été exclue du parti immédiatement! Le canard Minute, lu par quelques centaines de personnes et emballant surtout quelques kilos de poisson au marché, a surenchéri en se servant d’expressions françaises, coutumières certes, mais de très mauvais goût dans le cas présent puisque faisant une large référence à l’affaire du montage-photo. C’était apporter de l’eau au moulin en arrêt de la gauche à court de bonnes idées. D’autres marches sont organisées, Harlem du PS organise un meeting antiraciste où, entre soi, on discourt sur les valeurs de la République, de la Nation qui selon Valls et Taubira n’appartient qu’à la gauche et on se congratule en rond.

Mais jusqu’à quand toutes ces marches continueront de nous faire marcher ?

Antoine Marquet

Source

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