« « Ils ont osé revendiquer »: entretien avec Jamel Debouzze », Paris Normandie, 27 novembre 2013

Comédie dramatique. Il a un tout petit rôle dans « La Marche », mais Jamel Debouzze porte le film de Nabil Ben Yadir comme un étendard.

En 1983, après de sévères affrontements entre policiers et habitants du quartier des Minguettes à Lyon, des jeunes se lancent dans une marche entre Marseille et Paris, inspirés par les luttes pacifiques menées par le pasteur Martin Luther King et Gandhi. A l’époque, le Front national venait de gagner la mairie de Dreux. Trente ans plus tard, sa montée en puissance est évidente d’où l’intérêt du film du Belge Nabil Ben Yadir, La Marche, qui fait revivre – en la réécrivant – la grande histoire cette Marche pour l’égalité et contre le racisme. Avec pour étendard, un Jamel Debbouze fier, impliqué, sérieux… mais jamais tout à fait.

Vous aviez 8 ans en 1983. Quel souvenir aviez-vous de cette Marche ?

Jamel Debbouze : « En fait, j’ai appris que j’avais participé à la grande manifestation à Paris, sur les épaules de mon oncle. Je ai su ça il y a quinze jours, en discutant avec lui.»

Vous avez rencontré la personne que vous interprétez ?

« Non, parce que c’est un rôle de composition. J’ai tout inventé avec Nabil, mais c’est à moi que revient tout le mérite car c’est moi qui porte le costume. Non, plus sérieusement, le film n’est pas un documentaire et Hassan n’a pas vraiment existé mais j’ai eu envie de croire qu’il avait marché avec eux et qu’il avait sa place parmi eux. Et je me suis inspiré de la réalité de l’époque, des frères, des cousins. Et puis je me suis approprié toute cette histoire, parce que c’est la nôtre, tout comme c’est la vôtre. »

Vous êtes à Lyon aujourd’hui pour présenter le film. Allez-vous rencontrer les acteurs de cette Marche ?

« En effet, ce n’est pas par hasard si nous sommes à Lyon aujourd’hui puisque c’est de là qu’est parti la Marche. On a l’impression que c’est là qu’est née notre conscience car c’est la première fois que des gens de notre condition ont osé parler, crier, revendiquer des choses. Nos parents n’auraient pas pu imaginer le faire un seul instant, et eux ont eu le courage de le faire. Et c’est ça, c’est cette mémoire qu’on salue aujourd’hui à travers ce film. »

Cette Marche a-t-elle changé les choses ?

« Les choses ont changé. Pas suffisamment mais elles ont changé. D’abord, on ne nous tire plus dessus, c’est déjà pas mal (clin d’œil espiègle). Et puis de là est né la carte de séjour valable pour dix ans, une loi contre les crimes racistes. Mais ce n’est pas pour ça que l’on se sent pleinement libérer. C’est vrai, il y encore des choses à faire. Bientôt, il y a les Municipales et on a tous peur. Que va faire le Front national ? A nous de nous mobiliser et on espère qu’à travers ce film on va réussir à rappeler aux gens qu’on est tous sous la même bannière, tous sous le drapeau français, qu’il faut accepter les différences.»

Le film évoque un avenir par la mixité dont vous êtres un exemple…

« C’est l’avenir, madame, la mixité. Faut y croire. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise : il faut juste prendre conscience que les gens différents s’attirent et qu’il n’y a pas d’autres alternatives : les scientifiques l’affirment : démographiquement, la France se mélange de plus en plus et l’Europe aussi. On peut rester immobile si on veut pendant des années, mais la seule chose qui va finir par nous séparer, c’est l’argent. Et j’espère de toutes mes forces que la couleur ne sera bientôt plus sujet à débats. »

C’est un film important pour vous ?

« J’avais déjà touché ça du doigt avec Indigènes, et je ressens la même chose avec La Marche : c’est la première fois qu’on est traité comme des héros, parce que ce sont des héros (il se met debout) et ça, ça change considérablement les choses. C’est la première fois que des jeunes issus de l’immigration, mais nés en France, ont le sentiment de participer à l’histoire de la France et en sont fiers. Et moi, je suis fier de m’approprier le combat de ces gens. On n’a pas souvent l’occasion de jouer ce genre de partition, ce qui prouve que ça évolue. Notez, notez, c’est bien ce que je dis, non ?»

La Marche

De Nabil Ben Yadir (France, 2 h 01) avec Olivier Gourmet, Tewfik Jallab, Vincent Rottiers,

Jamel Debbouze, Lubna Azabal, Charlotte Le Bon, Hafsia Herzi…

Leg Olivier Gourmet et Jamel Debbouze, marcheurs permanents, lors d’une étape réconfortante

http://www.paris-normandie.fr/article/actualites/%C2%AB-ils-ont-ose-revendiquer-%C2%BB-entretien-avec-jamel-debouzze

« La Marche, célébration confuse », Arrêt sur images, 26 novembre 2013

Par Daniel Schneidermann le 26/11/2013

Ouf, il a fini de marcher. On va pouvoir enlever les godasses, et se masser les pieds. Chaque soir au Petit journal, Maxime Musqua, enthousiaste préposé de l’émission aux défis impossibles, marchait. Musqua s’est vu assigner une mission : reconstituer la Marche des Beurs de 1983, de Lyon à Paris. Même itinéraire, même tenue (grosse doudoune, grosses godasses, sac au dos), mêmes offrandes des sympathisants sur le bord des routes (vin et croissants à volonté), vas y petit sur les chemins, comme d’autres refont chaque année les batailles d’Austerlitz ou de Waterloo, et regarde bien dans les fourrés, des fois que tu retrouves le feu sacré de 1983, qu’on a visiblement perdu quelque part.

Après des débuts hasardeux (le marcheur a été entarté à Lyon comme un vulgaire BHL, scène que Canal+ n’a pas diffusée) Musqua a livré chaque soir des images téléthonnantes d’assemblées enfantines joyeuses sur les places des villes traversées, célébration quotidienne culminant lundi soir avec l’arrivée des marcheurs sur le plateau de Yann Barthès.

Mais que célèbrent exactement ces confuses images de liesse ? Célèbrent-elles le mouvement des Beurs ? Célèbrent-elles l’engagement citoyen de Canal+, qui célèbre elle-même le mouvement des Beurs ? Ne sont-elles qu’une autopromo particulièrement roublarde du film La Marche (co-produit par Canal+), qui sort au même moment sur les écrans ? Célèbrent-elles l’engagement citoyen de Jamel Debbouze, image vivante d’un des effets les plus positifs du mouvement beur, et évidemment recruté par le film ?

Souvenirs lointains de 1983. Emergence d’une identité, d’une conscience beur, sur fond de premières percées électorales du FN. Trente ans ont passé. Au sommet de l’Etat, antiracisme et islamophobie se sont succédé au fil des décennies, comme idéologies officielles. L’islamophobie sarkozyenne s’est même trouvée, hélas, des alliés de circonstance, comme Charlie Hebdo, aujourd’hui victime collatérale en boomerang d’une chanson « associée » au film dans des circonstances confuses. Trente ans après, à quoi rime, à quoi sert cette reconstitution manière JFK, ou 14-18, de la marche de 1983 ? A mesurer une distance qu’on s’abstient soigneusement de mesurer, à mettre en évidence un décalage qu’on refuse de voir, à aveugler sur une situation pourtant déjà aveuglante.

Musqua Debbouze

Source: ici

« Jamel : « Laissons les imbéciles raconter n’importe quoi » », Europe 1, 13 novembre 2013

« Il y a du racisme en France mais je sais que la France n’est absolument pas raciste », affirme Jamel après la une de Minute sur Taubira.

Jamel Debbouze, acteur

Ses principales déclarations.

On sait que vous êtes très attaché à la liberté d’expression. Quand un journal, Minute, fait sa une sur Christiane Taubira en titrant, « Maline comme un singe, Christiane Taubira retrouve la banane », qu’est-ce que ça vous inspire ?

« Ça me conforte dans l’idée que ce sont des débiles mentaux. Je n’ai même pas d’avis tant j’estime que ça ne mérite pas qu’on en parle. Je sais que la France n’est pas raciste, même s’il y a du racisme. Il y a une vraie nuance. »

Mais elle est où cette nuance ? Tout le monde dit que le climat de racisme est en train de monter. Vous ne le sentez pas, ça ?

« Non, non. Je fais le tour de la France avec mon spectacle. Evidemment, on est à l’aube des élections municipales, tout le monde s’énerve, sort l’artillerie lourde, on a l’habitude. La veille de la chasse, les sangliers se cachent. On sait très bien que c’est leur méthode et que dans 6 mois, ils passeront à l’uranium enrichi ou à Wimbledon avec une facilité déconcertante. Je pense que c’est le moment, que ça va s’atténuer, et je pense que les médias auront envie de parler d’autre chose. Parce que malgré tout, c’est quand même un peu eux qui filent le bâton. S’ils n’en parlaient pas, on n’en parlerait pas. »

Alors quand Manuel Valls annonce qu’il va étudier les moyens d’agir contre la diffusion de Minute, en clair, qu’il va essayer de le faire interdire, c’est pas la bonne méthode selon vous, il se trompe ?

« Ce serait dommage, on pourrait pas se rendre compte qu’ils sont cons, débiles, et ça viendrait discuter la liberté d’expression. Non, franchement, laissons les imbéciles dire tout et n’importe quoi et ne leur accordons pas d’importance. Non, que ce soit Minute ou Jean-Marine Le Pen, juste le fait de les citer, ça m’énerve ! J’ai l’impression de leur rendre service. »

Et vous n’avez pas l’impression que parfois des politiques leur rendent service ? La droite, la gauche, Jean-François Copé et ses pains au chocolat, Jean-Marc Ayrault et François Hollande qui ont mis longtemps à réagir quand une candidate du FN a traité Taubira de guenon la première fois.

« Je ne suis pas à leur place mais j’ai le sentiment qu’ils se sont dit : « On va pas parler de cette débile mentale ». Parce que ça reste une débile mentale, cette personne qui a dit cette phrase à la ministre. C’est une tarée. Il ne faut pas lui donner d’importance. A la veille de chaque élection, le climat se tend et c’est les immigrés qui trinquent. Non, vraiment, je pense que tout le monde devrait s’atteler à trouver des solutions pour atténuer le chômage parce que je suis convaincu qu’un raciste, pour 750 €, il change d’avis. »

Que dites-vous aux 15-25% de Français qui sont tentés par le vote Front national aujourd’hui ? Vous leur parlez, vous les combattez, vous leur tendez la main ?

« Je peux comprendre que lorsqu’on arrive plus à nourrir sa famille, qu’on arrive plus à payer son loyer, quand on est pris au dépourvu, on crie de toutes ses forces, on tape de toutes ses forces, on fait tout et n’importe quoi pour trouver une solution. Mais si j’ai un truc à leur dire, c’est que la solution ne se trouve pas dans les extrêmes, loin de là. L’immigration est une bonne nouvelle pour la France, elle rapporte de l’argent à la France. On peut pas lutter contre son immigration, c’est débile, c’est se tirer une balle dans la jambe. Je ne me considère pas comme immigré. Je suis né en France, je suis Français. Je suis fils d’immigrés, c’est le seul lien que j’ai avec l’immigration. Je trouve schizophrène d’avoir à se justifier d’habiter dans son propre pays. »

C’est plus facile quand on s’appelle Jamel et qu’on est à la une que lorsqu’on est dans une cité et qu’on a pas de boulot.

« Evidemment, je suis conscient d’être l’un des Arabes les mieux lotis de France, si c’est ça que vous voulez dire. Mais je suis complètement conscient de ce qui se passe dans mon pays. Et je sais que ces injustices, ces inégalités-là, elles sont alimentées par une certaine presse qui en a besoin pour vendre son papier ou pour faire de l’audience. Le catastrophisme, la flippe, c’est un argument de vente terrible et on peut rien y faire. Là, j’aurais envie de dire, calmos. Parce que c’est faux, tout ça. Allez dans la Creuse ! Evidemment, dans les campagnes, il y a du racisme parce qu’ils n’ont jamais eu affaire à des étrangers. Parce qu’une fois qu’ils font connaissance, la question ne se pose plus. La France doit faire connaissance avec elle-même et les choses s’atténueront.Et je supplie le gouvernement de trouver des solutions pour le chômage, parce que ça aussi ça réglera des choses. »

Vous jouez dans un film qui sortira fin novembre, La Marche, allusion à la marche des Beurs lancée en 1983 par des jeunes de la cité des Minguettes à Lyon…

« C’a été une récupération médiatique. C’a pas été une marche des Beurs du tout mais une marche pour l’égalité et contre le racisme. C’a été initié par un jeune Arabe, Toumi Djaïdja, qui a reçu une balle et qui, au lieu de riposter violemment, a décidé de monter une marche pacifique et de traverser toute la France pour crier son amour pour ce pays. C’était pas la marche des Beurs mais la marche pour l’égalité et contre le racisme. »

Trente ans plus tard, vous vous dites quoi ? Que tout ça n’a servi à rien, quand on voit l’actualité, ce dont on parle ?

« Mais non ! Franchement, sans vouloir être méchant, c’est débile de donner du crédit à tout ça. Il y a trente ans, tous les deux jours, il y a un Maghrébin qui mourait sous le coup des balles. Trente ans après, et ben, on meurt un peu moins. C’est pas mal, déjà, comme avancée. »

Desproges, Coluche riaient de tout. Est-ce qu’aujourd’hui on peut encore et on doit encore rire de tout ?

« Evidemment. Il faut rire de tout absolument. Tout le monde doit rire de tout. De soi, d’abord. C’est la plus grande preuve d’intelligence, de rire. D’abord, parce que ça permet de pas tomber malade. Alors après, je gère toujours les susceptibilités, je ris pas avec n’importe qui. Mais je pense que je peux rire de tout. Un conseil, la prochaine fois, tu passes par ma meuf pour avoir une interview. C’est un conseil. T’oublies son numéro. »

Luc Hernandez, « Jamel Debbouze : « La Marche, ce n’est pas la Marche des beurs » », Tribune de Lyon, 5 novembre 2013

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©LH – Jamel avec un participant de La Marche à l’époque.

« J’ai tourné le film mais je n’ai même pas lu le scénario ! Je joue un rôle de composition complet, qui n’existait pas dans la réalité. A l’époque, j’ai participé à la manifestation à Paris, sur les épaules de mon oncle, mais je ne me rendais pas compte du symbole de la marche. C’était très important pour nous d’être à Lyon car c’est d’ici que tout est parti. Nos parents n’auraient jamais imaginé faire une manifestation pacifique pour réclamer l’égalité et leurs droits. On doit beaucoup à ces marcheurs intègres, discrets, qui n’ont pas toujours eu la reconnaissance qu’ils méritaient. Aujourd’hui, la police ne nous tire plus dessus, on meurt de moins en moins, c’est déjà un gros progrès. J’avais déjà connu un peu ça pour Indigènes, mas j’ai le sentiment que c’est la première fois qu’on ait traités comme des héros. On a tous grandi ici, on vit ici, on est des « Ciciens » ! Ce n’est pas la Marche des Beurs, comme l’on dit les journalistes ou SOS Racisme qui s’est livré à une récupération massive du mouvement une fois qu’il a pris de l’ampleur. C’est la marche tout court. Pour l’égalité. Je suis heureux d’avoir ce film ne serait-ce que pour rétablir certaines vérités derrière la récupération. Aujourd’hui, on se demande ce que va faire le Front national. Ce que va faire le Front national ? Il va nous faire peur comme toujours. Et Harlem Désir, qu’est-ce qu’il devient ? (rires) Plutôt que de parler d’eux, je suis fier d’avoir participé à un film qui met en lumière des gens qui cherchaient une reconnaissance citoyenne plutôt que la lumière. »

Source: Tribune de Lyon

« Marche des beurs : des plaies toujours ouvertes », Le Point/AFP, 14 octobre 2013

Toumi Djaïdja a refusé lundi de rencontrer le ministre délégué à la Ville François Lamy, venu à Vénissieux (Rhône) pour les 30 ans de cette première grande mobilisation d’enfants d’immigrés. Dans un communiqué intitulé « Acte de désobéissance civique, pourquoi je ne reçois pas M. le ministre François Lamy », cette figure emblématique de la Marche des beurs réclame des « décisions concrètes » pour les banlieues. « Si certains cherchent à capter l’héritage de sympathie suscité par la Marche à travers cette commémoration, cela ne peut se faire à moindres frais », écrit-il. « La commémoration doit être un moment fort où des décisions politiques courageuses et concrètes sont prises pour que l’histoire de nos quartiers populaires s’inscrive enfin dans l’histoire de notre pays ».

Une sombre histoire de plaque

Pour François Lamy, les critiques de Toumi Djaïdja ne sont plus d’actualité. « Pendant dix ans, on a effectivement beaucoup stigmatisé les banlieues et retiré des moyens au monde associatif », a-t-il dit à l’AFP. « Mais des engagements forts ont été pris » depuis l’élection à l’Élysée de François Hollande en 2012, a-t-il ajouté en citant les emplois francs, les emplois d’avenir et les zones de sécurité prioritaires. Toumi Djaïdja a précisé à l’AFP avoir déjà décliné deux rencontres avec François Lamy et une avec un conseiller présidentiel à l’Élysée.

Selon une source officielle, M. Djaïdja a boudé le rendez-vous de Vénissieux après avoir réclamé en vain que son nom figure sur une plaque commémorative en l’honneur de la « Marche pour l’égalité des droits et contre le racisme ». Celui-ci a reconnu avoir fait cette demande « parce que la jeunesse a besoin de symboles », mais assuré qu’il aurait publié son communiqué « avec ou sans la plaque ».

Oubli

En juin 1983, sur fond de tensions entre jeunes et forces de l’ordre dans le quartier sensible des Minguettes à Vénissieux, Toumi Djaïdja avait été blessé par balle par un policier. Avec d’autres, il avait alors eu l’idée d’une marche pacifique pour désamorcer les violences. Partis de Marseille le 15 octobre, les marcheurs avaient été accueillis par 100 000 personnes le 10 décembre à Paris et reçus par le président de l’époque François Mitterrand. Les marcheurs, peu aguerris au militantisme, s’étaient ensuite effacés et SOS racisme, né en 1984, avait capitalisé sur le mouvement de sympathie né autour de la Marche.

Très médiatisée à l’époque, celle-ci a peu à peu disparu des esprits. Aujourd’hui seuls deux Français sur dix s’en rappellent, une proportion qui tombe à un sur dix chez les plus jeunes. De nombreuses initiatives ont toutefois fleuri pour le 30e anniversaire, avec la sortie prochaine d’un film (La Marche avec Jamel Debbouze) dans 500 salles, plusieurs ouvrages, conférences, exposition… Dans ce cadre, le ministre délégué à la Ville, qui a débloqué 455 000 euros pour soutenir ces initiatives, s’est rendu lundi à Vénissieux, où il a échangé avec des représentants d’associations, de la mairie et d’autres marcheurs historiques.

Source: Le Point