« Racisme : la marche rêvée… », Libération, 29 novembre 2013

 

TRIBUNE

Que se serait-il passé si les insultes envers Christiane Taubira avaient provoqué un large mouvement d’indignation nationale ?

Dring ! Dring ! Dès la dépêche publiée, la France est en émoi, frappée dans ses fondements mêmes. Les chaînes de télévision suspendent leurs programmes pour diffuser l’information et la commenter. Le Premier ministre intervient en direct à l’Assemblée nationale. Les réseaux sociaux ne parlent que de «ça». La nouvelle se répand à l’étranger. Les Français sont atterrés, prostrés. L’effet «11 septembre» s’abat sur la France. On se pince, on n’y croit pas, on ne veut pas y croire. Il faut pourtant se rendre à l’évidence : en ce triste automne 2013 on a, dans notre pays, comparé une ministre à une guenon pour la seule raison qu’elle est noire. Joignant le geste à la parole on lui a même jeté des bananes comme à un vulgaire joueur de football…

Qui est ce «on» qui nous renvoie aux heures les plus sombres de notre histoire ?Une candidate aux prochaines élections municipales, d’un parti qui s’indigne d’être qualifié d’extrême droite mais dont la présidente valse à Vienne (ça ne s’invente pas !) avec tout ce que l’Europe compte de fascistes, de racistes et d’antisémites. L’indignation est unanime transcendant les appartenances partisanes. A l’assemblée nationale, la ministre cible de ces attaques ignobles, est acclamée sur tous les bancs de l’hémicycle. Il n’y a plus de droite, il n’y a plus de gauche, il n’y a que la France, debout comme un seul homme. Les quelques associations et syndicats qui se risquent à tenter une récupération politicienne en sont pour leurs frais. Pourquoi pas un grand concert au Trocadéro pendant qu’ils y sont ?Les manifestations auxquelles ils appellent ne réunissent qu’une poignée d’apparatchiks qui n’ont rien compris à l’histoire.

A l’instar de ce qui s’est produit au lendemain de la profanation du cimetière de Carpentras, le peuple de France a décidé de descendre spontanément dans la rue, sans autre étendard que celui de la République, sans autre slogan que «fraternité». Les Français ont besoin de se retrouver, d’être ensemble, de se laver les poumons de l’odeur pestilentielle du racisme. Cette France-là n’est pas la leur. La marée humaine est bigarrée, tous sexes, générations, origines et croyances, confondus. Pour un peu on croirait qu’on a remporté la coupe du monde de football. Et un et deux et trois zéro !!! Elle est pas belle la France ?

La préfecture de police estime le nombre de manifestants à plus d’un million à Paris. Marine Le Pen qui tente de s’infiltrer dans le cortège est poliment mais fermement invitée à regagner ses pénates. Dieudonné est hué, Soral conspué. Mais que viennent-ils faire là ?Zemmour, lui est resté chez lui, bougonnant contre le «politiquement correct» et le «droit de l’hommisme». Alors que la tête du cortège atteint la place de la Bastille, un véhicule sombre s’immobilise dans une rue transversale. Le président François Hollande en descend par la portière arrière droite. Quand la portière gauche s’entrouvre, les quelques badauds présents s’attendent à en voir sortir sa compagne. Mais c’est Nicolas Sarkozy qui apparaît. Les deux hommes se joignent à la foule et sont accueillis par une même clameur. Ils serrent des mains sans se soucier de savoir si elles sont de droite ou de gauche. Ils sourient à la France. On ne saura jamais lequel de l’ancien ou de l’actuel président a eu cette idée. L’essentiel est qu’ils soient là, ici et maintenant. Leur message est clair : il est des sujets sur lesquels on ne transige pas et les valeurs de la France sont de ceux-là.

Les pronostics des prochaines échéances électorales pourraient en être modifiés… Quelle était déjà cette belle formule ?Ah oui, c’est ça «il vaut mieux perdre les élections que perdre son âme»… Mais on peut aussi gagner les élections sans perdre son âme… Voilà que François et Nicolas sont rejoints par Valérie et Carla… Ça devient tout flou… Dring !!!! Dring !!!! C’est déjà l’heure ?Dieu que les réveils sont difficiles…Mais que c’est bon de rêver…

Alain JAKUBOWICZ
Président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra)

Source: ici

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Antoine Spire (Licra), « Un anniversaire plein d’espoir », Huffington Post, 11 octobre 2013

A moins d’un an d’échéances électorales, municipales et européennes, qui risquent de connaitre une forte poussée de l’extrême droite si l’on en croit les sondages, nous avons décidé, au cours de notre université d’automne (1) d’interroger le présent à la lumière de deux évènements majeurs qui ont marqué l’histoire du combat contre le racisme, outre atlantique et en France : la marche pour les droits civiques conduite par Martin Luther King en 1963 et la marche pour l’égalité, également appelée « Marche des Beurs », partie de Marseille le 15 octobre 1983. Si la première a permis, 45 ans plus tard, l’élection du premier président noir des Etats Unis, quels enseignements tirer de la seconde ?

Décembre 1983, Paris, à l’appel d’une poignée de jeunes issus de la banlieue lyonnaise, 100 000 personnes défilent contre le racisme et pour l’égalité. La « Marche des Beurs » a créé une prise de conscience. La France est devenu un pays métissé et multiculturel, « Black, Blanc, Beur », et ne s’en porte pas plus mal. En 1983, le message de ces jeunes est simple: nous sommes français et notre avenir est ici, là où nous avons grandi. Hélas, l’Histoire est chaotique.

A 30 ans de distance, les problèmes d’intégration que connaissait la France des années 80 sont demeurés les mêmes, la situation de certains quartiers d’où sont partis les marcheurs n’a fait qu’empirer et les revendications qu’ils portaient, notamment en terme de droits, n’ont pas avancé d’un iota. On a imperceptiblement glissé d’une affirmation tranquille d’identité française à une interrogation : « serons-nous un jour vraiment considérés comme de « vrais » Français ? » Les statistiques sont là : le racisme est en hausse contre les maghrébins comme contre les noirs et les juifs. Pour ne pas parler des roms. Il gangrène les territoires, les cités et les âmes.

Pourtant, malgré ce qu’il est convenu d’appeler l’échec de la politique de la ville, malgré les émeutes urbaines de 2005, malgré les divisions des mouvements issus plus ou moins de cette marche, malgré la montée en puissance d’un islam politique, militant et souvent intolérant, il semble que ce serait occulter la réalité que de parler d’échec de la marche pour l’égalité. Parce qu’à côté de ces effets il y a de toute évidence une visibilité acquise et une citoyenneté de fait des descendants de ces marcheurs.

Ce qui gêne, hors cet islam intégriste dans lequel sont loin de se reconnaître tous ceux qui s’affirment musulmans, c’est peut-être justement la présence, de plus en plus visible, à tous les niveaux de la société et de responsabilité, de ces descendants et enfants de la marche des Beurs. Présence politique, sociale, culturelle: les enfants et les petits-enfants des immigrés du Maghreb et d’Afrique ont changé l’aspect de la société française. Ils sont pour la plupart français et il va falloir s’y faire… n’en déplaise aux politiques qui tardent à les promouvoir.

Il y a bien pourtant un échec, qui n’est pas le seul apanage des jeunes français issus de l’immigration, et qui est partagé par tous, signe d’une relégation sociale inquiétante: c’est la montée en puissance de l’illettrisme et d’une forme d’aphasie linguistique de plus en plus répandue chez les jeunes générations: impuissance à dire le monde dans une langue commune, impuissance à l’exprimer qui peut se déchaîner en violence en lieu et place des mots. On devrait marcher aujourd’hui pour l’éducation pour tous (2)..

Mais il est une autre évolution tout aussi inquiétante. Au cours de l’été qui a précédé la marche, le Front National atteignait pour la première fois 16,72% des voix à l’occasion d’une élection municipale partielle à Dreux ; l’année suivante il obtenait 10 sièges aux élections européennes. On connait la suite… Près de 50% lors d’une élection partielle à Brignoles ! Nous ne pouvons pas aborder la période qui s’annonce sans nous demander pourquoi tant de nos concitoyens préfèrent les discours de haine du FN aux messages de fraternité de la Licra. Nous ne pouvons plus nous contenter de nos bons sentiments et de notre espoir en un monde meilleur. Nous devons voir la société telle qu’elle est et pas seulement telle que nous la rêvons. Comment aborder les prochaines échéances électorales face au danger des extrêmes?

Quoiqu’il arrive nous nous battrons contre la mise en cause de principes fondamentaux

L’intégration des français de toute origine est un programme que nous n’abandonnerons pas et que nous ne voulons pas remplacer par une assimilation qui écraserait les différences de tous ordres. De la même façon le droit du sol permet à quiconque est né en France d’être français à 16 ou 18 ans. Nous y sommes d’autant plus attachés dans cette période que certains extrémistes de droite remettent sur le devant de la scène le droit du sang. Pour nous, il n’en est pas question ; le français n’est pas arrimé à une nature biologique mais le fruit d’une histoire qui se déroule sur notre sol.

Le sondage que nous venons de commander à Opinion way montre que pour deux tiers de nos concitoyens il est difficile d’être d’origine maghrébine aujourd’hui en France. C’est clairement la minorité pour laquelle c’est le plus difficile à vivre aujourd’hui en France. Les raisons sont multiples à commencer par la haine et la peur de celui qui est différent au physique comme au culturel. Mais aujourd’hui les amalgames et notamment la confusion entre islam et islamisme aggravent la situation.

Le pire ennemi de l’immense majorité des musulmans qui n’aspirent qu’à vivre en paix est une infime minorité d’activistes prosélytes qui refusent les valeurs de la république et qu’il convient, tous ensemble, de combattre avec la dernière énergie. Pour autant nous n’utiliserons pas le mot « islamophobie », conscients que nous sommes de l’amalgame qu’il recouvre comme si islam et islamisme confondus devaient coïncider pour répondre à la même hostilité. Nous savons bien qu’entre des musulmans parfois victimes du racisme et des militants islamistes qui exploitent cette situation pour rassembler autour d’eux une grande part des musulmans il y a un gouffre. Nous devons tout faire pour nous solidariser avec toutes les victimes du racisme et parmi elles les musulmans agressés du seul fait de leurs convictions religieuses sans faiblir dans le combat idéologique contre les ennemis de la république laïque. Nous avons bien conscience que l’hostilité d’une partie de la population à l’islam est instrumentalisée par les extrémistes de tout bord pour communautariser les minorités. L’avenir des Français musulmans est à inventer dans un harmonieux mélange d’intégration et de respect de spécificités culturelles qui nous enrichissent tous.

Si nous avons fait de l’anniversaire de la marche pour l’égalité le fil rouge de notre université d’automne, c’est qu’il nous parait essentiel de faire revivre une espérance en l’adaptant au monde d’aujourd’hui.

(1) Université d’automne de la Licra au Pasino du Havre du vendredi 11octobre au soir au dimanche 13 octobre
(2) L’association AC LeFeu, née aux lendemains des émeutes de 2005, travaille à cette idée dans son projet Oxygène. Mohamed Mechmache, son fondateur, est aujourd’hui à la tête d’une mission de concertation du Ministère de la Ville qui vise à redonner aux habitants des cites la capacité d’être acteurs. Né à Nanterre dans un bidonville, il a vu ses oncles participer à la Marche pour l’égalité et lutter contre les bavures policières: pour lui, la Marche n’est pas finie.

La Licra consacre ses Universités d’automne à l’anniversaire et à l’héritage des marches pour l’égalité, 11-13 octobre 2013

En passant

Que reste-t-il des marches pour l’égalité ?

15 octobre 1983 > 2013, anniversaire de la « Marche des Beurs » dite « Marche pour l’égalité ». 11,12, 13 octobre : Universités d’automne de la Licra au Havre.
50 ans après la Marche vers Washington de Martin Luther King et 30 ans après la Marche pour L’Egalité, dite « Marche des Beurs », la Licra invite le grand public et l’ensemble des associations antiracistes, qui seront toutes présentes lors de ses Université s d’automne au Havre, à s’interroger sur le bilan et les perspectives d’un combat plus que jamais d’actualité.

Temps fort de cette manifestation, la Licra recevra l’ensemble des représentants du combat antiraciste pour faire le bilan de 30 ans de lutte et poser les jalons de son évolution, pour une « Nouvelle Donne » contre le racisme et l’antisémitisme.

La Licra invite le public le plus nombreux à participer aux échanges et aux débats qui auront lieu au Pasino du Havre.

A noter : la Licra délivrera aà l’occasion de ses Universités d’automne les résultats d’un grand sondage Opinion Way sur le thème « Que reste-t-il de la ‘Marche des Beurs’ de 1983 ? ». La société française se pense-t-elle plus ou moins raciste qu’il y a trente ans ? Quel sens donne-t-elle au combat antiraciste et à la lutte des associations ? Quel rôle attribue-t-elle aux différents acteurs dans ce combat ? Où se mène-t-il ? Où se gagnera-t-il ?
* Convergeant vers Washington le 28 août 1963, c’est au terme de la « Marche pour le Travail et la Liberté » que Martin Luther King fit son discours historique « I Have a Dream ».
* Partie de Marseille le 15 octobre 1983 avec une trentaine de personnes, la marche pour l’Egalité et contre le racisme dite « des Beurs », drainera quelque 100 000 personnes à Paris quelques semaines plus tard le 3 décembre. Une délégation sera finalement reçue à l’Elysée. Il s’agit de la première manifestation nationale contre le racisme réunissant « la seconde génération d’immigrés ». Leurs revendications principales consistaient en l’obtention d’une carte de séjour pour 10 ans ainsi que du droit de vote pour les étrangers.

Intervenants, Le Havre, 11-12-13 octobre 2013

Représentants du mouvement antiracistes
Auprès de Alain Jakubowicz : président de la Licra
  • Jean Costil : pasteur et ancien délégué régional de la CIMADE Jonathan Hayoun : président de l’Union des Etudiants Juifs de France Cindy Leoni : présidente de SOS racisme
  • Malik Lounes : participant de la marche des Beurs et militant de la Licra Pierre Mairat : co-président du MRAP
  • Elisabeth Ronzier : présidente de SOS Homophobie
  • Pierre Tartakowsky : président de la Ligue des Droits de l’Homme Louis-George Tin : président du CRAN
  • Fodé Sylla : ancien président de SOS racisme
Experts
  • Sophie Bodry-Gendrot : professeur des Universités, américaniste, politologue
  • Jacqueline Costa-Lascoux : sociologue, directrice du CEVIPOF, directrice de recherche au CNRS Rokhaya Diallo : auteur et éditorialiste
  • Jacques Lévy : professeur à l’Ecole polytechnique de Lausanne
Personnalités qualifiées
  • Marc Chebsun : auteur, éditorialiste, fondateur de Respect Mag
  • Luc Gruson : directeur de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration
  • Nacer Kettane : Directeur général de Beur TV et PDG de Beur TV
  • Yazid Sabeg : homme d’affaires, ancien commissaire à la diversité et à l’égalité des chances
Journalistes
  • Antoine Spire : rédacteur en chef du magazine Le Droit de vivre
  • Paul Nahon : ancien directeur de l’information de France 3
Représentants politiques
  • Azouz Begag : homme politique, ancien ministre, chercheur en économie et sociologie Julien Dray : conseiller régional d’Ile de France
  • Corinne Lepage : ancienne ministre de l’Environnement
  • Edouard Philippe : député et maire du Havre
  • Djida Tazdaït : ancienne députée européenne

Pour participer à nos Universités

Source: Licra.

« Seuls 19% des sondés disent «avoir entendu parler» de la «Marche des Beurs» », Le Figaro, 11 octobre 2013.

Pour les Français, le racisme a progressé

Publié le 07/10/2013 à 08:21

Pour 61% des personnes interrogées par OpinionWay pour la Licra, il est plus difficile d’être musulman aujourd’hui que dans les années 1980.

Trente ans après la Marche pour l’égalité et contre le racisme, dite «Marche des Beurs», les discriminations restent toujours aussi prégnantes dans la société française. Selon un sondage OpinionWay pour la Licra, 59% des Français estiment que le racisme a progressé. La majorité estime qu’il est plus difficile d’être musulman qu’il y a trente ans (61%) ou d’origine maghrébine (56%). En revanche, elle juge plus facile d’être noir aujourd’hui (61%) ou d’origine asiatique (79%).

Pour le président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, cette souffrance des musulmans s’explique par les conséquences du 11 Septembre et des nombreux attentats islamistes perpétrés depuis, dans le monde. Alain Jakubowicz note aussi que pour 36% des sondés, il est plus difficile d’être juif en 2013 qu’en 1983. Alain Jakubowicz y voit une progression de l’antisémitisme.

Il explique: «Nos concitoyens sont lucides. Oui les actes et les propos racistes et antisémites ont augmenté dans notre pays, particulièrement au cours de ces trois dernières années. C’est également le cas dans toute l’Europe». «La crise économique, financière, morale et sociale que nous connaissons s’accompagne d’une montée de la xénophobie et du repli identitaire», déplore-t-il dans Le Parisien. Interrogé lui aussi dans Le Parisien, le président du Conseil représentatif des associations noires (Cran) se montre en revanche plus nuancé et souligne que ce sondage peut aussi montrer une plus grande prise de conscience des discriminations, désormais jugées comme condamnables.

«Un grand coup de pied dans les fesses»

Le sondage de la Licra porte enfin un regard sévère sur 30 ans de mobilisation antiraciste. Seuls 19% des sondés disent «avoir entendu parler» de la «Marche des Beurs». Si 55% des Français jugent le rôle des associations antiracistes «important», elles sont citées après l’école, les médias, le monde du sport et les personnalités politiques. Plus préoccupant: «74% des sondés disent «mal les connaître», 86% se désintéressent de leur action et 70% les jugent «pas efficaces». «Nos concitoyens nous envoient un grand coup de pied dans les fesses», reconnaît Alain Jakubowicz. «Dans les années 1980, on était un peu les rois des dîners en ville. Aujourd’hui, il y a un mythe d’associations liberticides, déconnectées des réalités qui pompent l’argent de la société», a-t-il regretté.

Selon lui, outre «l’effet de mode» et la crise du militantisme, les associations ont commis des erreurs. Elles sont restées «bloquées» sur la grille de lecture des années 1980, où «le racisme était substantiellement blanc, d’extrême droite et souvent chrétien» et «le fait d’être noir, juif ou maghrébin classait comme victime». Or «les racistes et les antisémites ont changé sur le fond» (nouvel antisémitisme né dans les quartiers) et «la forme» (propagation des messages sur Internet).

Espérant que ce sondage serve à «remobiliser les troupes», la Licra appelle à repenser le combat vis-à-vis du racisme, alors même 74% des Français le dénoncent comme un danger. D’après l’enquête de la Licra, c’est sur le terrain, dans les écoles, les entreprises, les clubs de sport et dans les médias que les Français attendent les associations antiracistes.

Le sondage a été réalisé en ligne les 2 et 3 octobre auprès d’un échantillon représentatif de 1003 Français, selon la méthode des quotas.

Source: Le Figaro.