« Marche pour l’Egalité – Les mouvements sociaux des quartiers dans les années 80 », Lyon, 15 novembre 2013

En passant

Trente ans après la Marche pour l’égalité, partie de Lyon en 1983, une soirée pour revenir sur ce qui s’est passé à l’époque, avec des témoins et actrices de la Marche.

Dans ce cadre, de nombreuses structures et associations organisent une convention ouverte à tou-tes sur le thème : Marche pour l’Egalité – Les mouvements sociaux des quartiers dans les années 80.

Au pro­gramme :

Diffusion du film Douce France, de Mogniss Abdallah
Conférence-débat avec les acteurs de l’époque
Expo-photo de Farid L’Haoua
et verre de l’amitié.

En pré­sence de : Malika Benarab-Attou, euro­dé­pu­tée Les Verts/ALE ;
Toumi Djaidja, ini­ti­ta­teur de la Marche de l’Egalité et auteur du livre La marche ;
Farid L’Haoua, porte-parole natio­nal de la Marche de l’Egalité ;
Michael Augustin, auteur de La vraie his­toire de la Marche des beurs.

30 ans de Marche pour l’Egalité

ven­dredi 15 novem­bre 2013 à 18 h 30

MJC Monplaisir

25, av. des Frères Lumières, 69008 LYON

Source: Rebellyon

Luc Hernandez, « Jamel Debbouze : « La Marche, ce n’est pas la Marche des beurs » », Tribune de Lyon, 5 novembre 2013

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©LH – Jamel avec un participant de La Marche à l’époque.

« J’ai tourné le film mais je n’ai même pas lu le scénario ! Je joue un rôle de composition complet, qui n’existait pas dans la réalité. A l’époque, j’ai participé à la manifestation à Paris, sur les épaules de mon oncle, mais je ne me rendais pas compte du symbole de la marche. C’était très important pour nous d’être à Lyon car c’est d’ici que tout est parti. Nos parents n’auraient jamais imaginé faire une manifestation pacifique pour réclamer l’égalité et leurs droits. On doit beaucoup à ces marcheurs intègres, discrets, qui n’ont pas toujours eu la reconnaissance qu’ils méritaient. Aujourd’hui, la police ne nous tire plus dessus, on meurt de moins en moins, c’est déjà un gros progrès. J’avais déjà connu un peu ça pour Indigènes, mas j’ai le sentiment que c’est la première fois qu’on ait traités comme des héros. On a tous grandi ici, on vit ici, on est des « Ciciens » ! Ce n’est pas la Marche des Beurs, comme l’on dit les journalistes ou SOS Racisme qui s’est livré à une récupération massive du mouvement une fois qu’il a pris de l’ampleur. C’est la marche tout court. Pour l’égalité. Je suis heureux d’avoir ce film ne serait-ce que pour rétablir certaines vérités derrière la récupération. Aujourd’hui, on se demande ce que va faire le Front national. Ce que va faire le Front national ? Il va nous faire peur comme toujours. Et Harlem Désir, qu’est-ce qu’il devient ? (rires) Plutôt que de parler d’eux, je suis fier d’avoir participé à un film qui met en lumière des gens qui cherchaient une reconnaissance citoyenne plutôt que la lumière. »

Source: Tribune de Lyon